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Première de « Kalidou Kassé, l’Ange de l’idéal »

Le « Pinceau du Sahel » en sons et en images

  Enregistrer au format PDF  envoyer l'article par mail title=    Date de publication : vendredi 20 novembre 2009
Kalidou Kassé, un ange de l’idéal. C’est le titre du long métrage de 52 minutes réalisé par le journaliste Cheikh Adramé Diop qui a été projeté vendredi dernier, en première vision, à la Maison de la Culture Douta Seck. C’était en présence de nombreux cinéphiles et d’acteurs culturels qui au terme de la projection, souhaitent que ce film soit mieux vulgariser au Sénégal et partout dans le monde.

source : www.lequotidien.sn - 19-11-2009

Le film documentaire Kalidou Kassé, un ange de l’idéal retrace l’itinéraire, la vie et l’œuvre de l’artiste plasticien sénégalais, le peintre Kalidou Kassé. Le réalisateur plonge le cinéphile d’abord dans l’univers de ce « fils du Sahel » en recueillant les témoignages de ses proches, parents et amis (Gérard Senac du groupe Eiffage, Abdoulaye Racine Kane, Mbagnick Diop du Meds, Abdou Fanta Diagne, les écrivains Amidou Kane et Amidou Dia…)

L’épouse de Kalidou Kassé, ses frères et sœurs, et son entourage reviennent sur ce qu’a été sa vie scolaire, ses fréquentations en tant que jeune et adolescent, ses débuts dans la peinture, mais surtout la révélation de son talent et de ses prédispositions dans les arts décoratifs de Thiès. « Kalidou Kassé est un cadeau du ciel, un père extraordinaire, un ange… », témoignent entre autres Pape Demba Kassé (frère du plasticien), Seyni Gadiaga (professeur d’Art à l’Ena),… Tous autant qu’ils sont, font remarquer que « si cet artiste a connu des débuts difficiles, il est aujourd’hui ce que le Sénégal a de meilleur comme talent dans son domaine de compétence ».

Le film de Cheikh Adramé Diop fait aussi un retour sur le passage de l’artiste dans différents ateliers, notamment à Pikine Khourou Nar, Cité Lobat Fall et à Pakoulambaye. Mais ce documentaire biographique se focalise surtout sur les ateliers du Sahel et les expositions de Kalidou Kassé au Sénégal et à l’étranger. A ce sujet, des critiques d’art, à l’instar de Massamba Mbaye, Ousseynou Wade ou encore la journaliste algérienne Narimane font une lecture exhaustive des « pinceaux du Sahel ». Et, si les uns font remarquer que toutes les œuvres de Kalidou Kassé sont « profondément enracinées dans ses origines et représentent une vision intérieure de sa personne », d’autres en revanche, à l’instar de l’ancienne ministre de la Culture, Penda Mbow, expliquent que l’œuvre artistique de Kalidou Kassé est « inspirée par la femme ». « La femme est fortement présente dans les tableaux de Kalidou Kassé », insiste Mme Mbow, pour qui ceci s’explique par le fait que « dans notre société, l’amour de la mère est important ».

Kalidou Kassé, un ange de l’idéal montre également qu’au-delà de son art, le Directeur de Taggat, par ailleurs membre du Conseil national pour la régulation de l’audiovisuel (Cnra) est à l’écoute de son environnement. « Cela transparaît dans son chef d’œuvre », constate le ministre de l’Economie et des Finances Abdoulaye Diop. Mais également le réalisateur par la magie de l’image présente au public les nombreuses actions que fait le plasticien pour sortir les « démunies » de leurs conditions de misère. Dans le scénario, on le voit très proche des enfants de la rue. « Je ne supporte pas de voir ces enfants demander l’aumône à cet âge. Ce n’est pas une éducation », s’offusque dans le documentaire Kalidou Kassé, comme pour justifier la cause de son combat et le défi d’avoir créé la première école privée d’art plastique, qui « restera notamment au service des enfants démunis ».

« J’ai voulu faire ressortir dans le documentaire, l’idée selon laquelle l’artiste n’est pas une personne qui vit en dehors de la société ou tout simplement de son milieu naturel. A mon avis, la place de l’artiste est aux côtés de ses compatriotes s’il veut changer leur mode de vie ou leur situation parce que l’artiste comme tous les autres créateurs a une inspiration divine ou spirituelle », a expliqué Cheikh Adramé Diop. Ce dernier confie aussi avoir réalisé ce film, « par devoir de mémoire et de responsabilité patriotique ». « Nous avons voulu rendre hommage à l’un des plus grands artistes sénégalais et africain de renommée nationale et internationale » a-t-il précisé.

Les hommes et femmes de culture venus rehausser de leur présence cette première de Kalidou Kassé, l’ange de l’idéal , tel que Mamadou Kébé, directeur de la Maison de la culture Douta Seck, ont souhaité que toutes les mesures soient prises par le ministère de la Culture pour que ce film soit mieux vulgarisé et qu’un public plus large puisse le voir.

Gilles Arsène TCHEDJi
arsene@lequotidien.sn


lire aussi sur ruepublique.com (09 October 2011) : KALIDOU KASSÉ, ARTISTE-PEINTRE : Ouvrir « les Portes de l’Espoir »





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