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Un conte africain dans l’univers du footbiz : BLACK DIAMOND : l’or du fou, film réalisé par Pascale Lamche

Sortie nationale (France) : 15 septembre 2010

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Synopsis : C’est une vieille histoire - auparavant, on parlait de la traite négrière, aujourd’hui, c’est simplement du business. Le film tisse la toile d’un réseau anarchique et international de spéculation et de trafic de jeunes garçons, agissant sous l’égide du culte de football mondialisé. Des taudis d’Accra et d’Abidjan aux rutilants temples du sport financés par les pétrodollars, notre intrépide journaliste ghanéen se lance sur la piste d’Ananse. Ananse l’araignée, figure ancestrale du folklore ghanéen, qui ruse, trompe et manipule ses pairs. Avec l’aide d’un Mandela manqué du nom de Nabi – nous découvrons que sur le Marché d’êtres humains, faute de trouver le diamant, l’or faux fera l’affaire.

Dans son nouveau film, Black Diamond , Pascale Lamche nous emporte dans l’univers du foot-business africain, tel qu’il se développe avec ses histoires de stars, son engouement populaire, mais aussi ses trafics en tout genre et le drame de ces enfants qui, rêvant d’une mirifique carrière de footballeur international, se retrouvent piégés dans les innombrables réseaux entre l’Afrique, l’Europe et bien d’autres régions du monde.

En reprenant une figure ancestrale du folklore ghanéen, Ananse l’araignée, celle qui ruse, trompe et manipule ses pairs, la réalisatrice nous entraine des taudis d’Accra et d’Abidjan aux rutilants temples du sport financés par les pétrodollars, sur la toile de détection et de formation des nouveaux talents où se trouvent embusqués des trafiquants d’êtres humains.

La sortie de Black Diamond est prévue le 15 septembre prochain avec, d’ores et déjà, le soutien du ministère de la Jeunesse et des Solidarités ainsi que du Secrétariat d’Etat aux Sports.

Une fois retombé le rideau du Mondial 2010, elle permettra de réaffirmer, en relation avec les associations, l’urgence des mesures à prendre, tant du point de vue de la FIFA que des Etats concernés, pour que soit stoppée cette nouvelle forme d’esclavagisme, effectuée cyniquement sous couvert des valeurs universelles et humanistes du sport.


Entretien avec Pascale Lamche

Vous établissez un parallèle dans le titre avec Blood Diamond, le film d’Edward Zwick : est-ce aussi grave que ça ?

«  Blood Diamond  » fait penser aux diamants des conflits armés, pour lesquels beaucoup de gens ont été massacrés. Non, je n’ai pas pensé à Blood Diamond à l’époque où ce titre a été choisi. Je pensais d’ailleurs plutôt à un autre film documentaire intitulé Black Gold, qui parlait de l’exploitation des cultivateurs de café et présentait un parallèle plus direct. Il y est question de matières premières, de marchandises, et moi, je parle de jeunes Africains traités comme autrefois, en tant que matière première, comme des marchandises et non des êtres humains.

Pour moi, Black Diamond n’est que la moitié du titre. Le sous-titre est encore plus parlant : « fool’s gold » - l’or du fou. Cela fait directement référence au conte d’Ananse l’Araignée. Un vieil homme, Nabi, découvre à la fin du film que le film lui-même est devenu un conte d’Ananse.
Le titre, Black Diamond, m’a été suggéré par le journaliste sud-africain qui ouvre le film par sa question à Sepp Blatter, le Président de la FIFA. J’y ai moi-même ajouté le sous-titre, qui saisissait plus précisément l’essence du film. C’est donc BLACK DIAMOND : Fool’s Gold .

L’idée, c’est que lors de cette recherche frénétique d’un « diamant » (un garçon qui apportera la fortune à celui qui le négociera), des millions de garçons sont exploités d’une façon ou d’une autre, soit comme victimes de trafiquants et d’agents sans scrupules, soit comme « rebut » de chercheurs de « talents » arrogants. L’or du fou qui est apporté au marché représente tout ce qui brille. Et, sur un terrain de foot, ce qui brille est tout ce qui peut devenir la matière brute de quelque commerce – le plus souvent d’un commerce d’illusions – comme, par exemple : « Tu me paies et je t’emmènerai à l’étranger et te rendrai riche ».

BLACK DIAMOND, film réalisé par Pascale Lamche

La FIFA a aussi récemment condamné ce trafic d’êtres humains comme un nouvel esclavage : qu’est-ce qui l’y a poussé ?

Je crois que c’est une question politique. Cela fait longtemps que Michel Platini, de l’UEFA, tire la sonnette d’alarme d’un point de vue morale et éthique. Sepp Blatter ne pouvait pas se montrer indifférent au problème. Je crois que Blatter a aussi été forcé de réagir à cause de certains puissants professionnels d’Amérique latine qui craignent le pillage de leurs talents. Mais, à mon avis, il s’agit là moins d’éthique que d’affaires.

Votre film dévoile une corruption et une organisation à des échelles insoupçonnées. C’est finalement une gigantesque arnaque s’appuyant sur la fascination du foot aiguisée par les médias et dont sont victimes les familles les plus pauvres…

Absolument. J’ai voulu commencer le film par le « rêve » d’être un grand footballeur, mais ne m’apparaissait que le désespoir qui nourrissait cette chimère. Celle-ci est bien différente du « rêve » que peut avoir mon neveu de dix ans, en Angleterre, de devenir une star du foot. En Afrique, c’est un désir fou d’échapper à la monotonie et la précarité de la pauvreté, ainsi que le devoir que ressentent de nombreux fils d’améliorer la condition générale de leur famille.
Des familles tout entières placent leurs espoirs dans tel ou tel garçon, parce qu’il fait preuve de talent ou se fait aborder par un agent. Elles contribuent financièrement – souvent à hauteur de toutes leurs économies ou en empruntant à des usuriers – pour que le garçon puisse saisir la « chance » qui est censée sauver toute la famille. Le garçon devient un agneau sacrificiel.
Quand il se découvre la victime d’une grosse arnaque, souvent il a honte (ou n’a pas les moyens) de rentrer dans sa famille et essaye plutôt d’emprunter une autre voie. Il se trouve alors dans un monde étranger rendu d’autant plus menaçant qu’il est devenu un immigré clandestin.

Dans le prologue du film, vous paraissez faire un parallèle entre les stades de foot et les cirques de la Rome antique.

Oui. Il me semble que dans un monde où les clivages sont toujours plus marqués entre l’ostentation des riches et la pauvreté, le culte fanatique du football – qui a toujours été le sport du « pauvre » – sert un certain dessein : la même fonction que l’esprit « Du pain et des jeux ! » romain, qui servait à empêcher les masses de se révolter.
J’ai trouvé intéressant que les deux principales réalisations architecturales érigées par le premier président de la Côte d’Ivoire indépendante (Félix Houphouët-Boigny) soient un gigantesque stade national de football et la « Plus Grande Cathédrale du monde ».

Vous prolongez un conte ghanéen sur les escroqueries d’une araignée par l’incrustation récurrente de cette araignée à l’image. Etait-ce pour mieux souligner votre point de vue.

L’histoire d’Ananse est celle d’une araignée maligne et méchante qui exploite ses voisins pour s’enrichir. C’est un conte moral. Ananse, l’araignée animée, apparaît en effet pour rappeler au public qu’il y a une autre façon de regarder. Une autre façon de voir les dessous du « business ».
En dehors du fait que la toile d’araignée – avec l’araignée représentant le « footbizz » – me paraissait la métaphore la plus appropriée pour le sujet, je reviens aussi à Ananse parce que je me suis trouvée moi-même, au cours de la réalisation de ce film, face à ce que j’ai perçu comme une forme dangereuse de scepticisme. Je rencontrais des gens qui ne voyaient là que l’exercice du « business » ou de la « compétition sportive ». Pour eux, le fait que l’objet premier de ce business soit un être humain, même un enfant, était secondaire par rapport à l’entreprise économique et la compétition qui pouvaient les rendre riches. Ils n’y voyaient rien de mal.

Certains passages utilisant des images d’animation se réfèrent à un univers de poésie distancié du réel : quelle était votre volonté ?

Je voulais apporter une façon différente de voir, qui permette au public de faire une pause pour penser. Nous sommes chaque jour saturés d’images à travers tous les médias. Nous sommes bombardés de « sujets » destinés à une consommation immédiate. Prenez un stade de foot. La plupart des gens associeraient spontanément ce stade, non au pouvoir et à la politique, mais au « sport ».
Il y a deux animations dans le film et toutes deux représentent un « rêve » lié au culte du football qui se transforme en cauchemar.

La première évoque un désastre dans un stade dont la véritable histoire a été censurée pour des raisons politiques. Elle sert à mettre dans son contexte le culte du football dans le milieu africain et à mettre en évidence le peu de cas que l’on fait de la vie des pauvres. C’est à partir de cet état de fait que la tromperie et l’exploitation, qui deviennent le sujet du film, peuvent être comprises.

Vous avez choisi de ne travailler sur ce film qu’avec des journalistes africains, pourquoi ?

Il y a trois journalistes dans le film : un Sud-Africain (Peter), un Ivoirien (Basile) et un Ghanéen (Anas). En Afrique du Sud, Peter pose la question clé du film au président de la FIFA, Sepp Blatter. Il lui rappelle que celui-ci a appelé le transfert de jeunes joueurs africains un « nouvel esclavage » et lui demande : «  J’ai besoin que vous me disiez ce que vous entendez pas là ».
Voilà un Africain dans le pays qui est sur le point d’accueillir la première Coupe du Monde du continent – le plus Grand Spectacle du Monde (après les jeux Olympiques) – posant une question qui embarrasse clairement le président de la toute puissante autorité dirigeante du football. Nous devons attendre jusqu’à la fin du film pour que Sepp Blatter retrouve suffisamment ses esprits pour répondre à la question.

En Côte d’Ivoire, le journaliste est présenté sous forme animée. Pourquoi ?

Parce qu’aucune culture de la liberté n’existe pour la presse dans ce pays à l’heure actuelle. Basile est un nom d’emprunt. C’est un personnage composite, incarnant un médecin présent sur place lors de la catastrophe du stade et un journaliste, qui ont tous deux insisté pour rester anonymes par crainte de représailles.
Au Ghana, Anas Aremeyaw a reçu la prestigieuse accolade du Président Obama lui-même en tant que « courageux journaliste qui ose dire la vérité ». C’est Anas qui effectue le voyage « d’investigation » du film. Je trouve cela bien plus intéressant. Il constate que le football est un canal parfait pour le trafic humain. En compagnie d’Anas, nous rencontrons des trafiquants qui l’ont repéré (alors qu’il se fait passer pour « Paul », un joueur « flottant », c’est-à-dire qui n’a ni manager ni papiers d’affiliation à la fédération de football) et qui essayent de lui faire lâcher 4000 dollars en échange de promesses d’une carrière de football en Europe. Plus loin dans le film, Anas tourne son attention vers une organisation financée par des potentats arabes qui « cherche des talents » parmi 700 000 joueurs de 13 ans à travers 15 pays du monde en développement. Anas se demande pourquoi – si l’objectif annoncé est de donner une bourse à une poignée de garçons chaque année – ils évitent des pays comme le Brésil et l’Argentine, qui ont un système très organisé pour exploiter leurs propres talents de football et ont demandé à Sepp Blatter d’intervenir pour empêcher le braconnage d’étrangers prédateurs parmi leurs joueurs. Anas suit la piste des « garçons perdus » du système et découvre ce qu’il appelle une « énorme machinerie » de double repérage illégal de talents à travers laquelle des garçons, parfois de 15 ans, sont déplacés à travers le monde dans l’espoir de générer de futurs profits.

De nombreux indices jalonnent le film, de la tempête qui chavire les barques aux traces du passage de Barack Obama, multipliant les entrées symboliques dans le sujet du film. Finalement, ce qui vous intéresse semble être avant tout la fascination qui permet l’arnaque…

Il y a de multiples niveaux de sens, pas nécessairement tous visibles, mais présents dans les séquences du film. Il est difficile de voir, par exemple, que beaucoup des bateaux de pêche de la première scène au Ghana sont jaunes parce qu’ils arborent le logo de MTN , l’opérateur téléphonique qui sponsorise la Coupe du Monde 2010 et le reality show Soccer Academy. Les bateaux de pêche portent des devises censées protéger les pêcheurs. Mon préféré portait ainsi les mots : Qui est libre ? Il est tiré de l’eau par la force conjuguée de vingt hommes. Des pêcheurs qui s’aventurent dans les eaux dangereuses portent le maillot de foot de Drogba : talisman ou faux Dieu ? Des jeunes garçons portent des t-shirts Obama.

Au final, de joueurs puissants sponsors des affaires, des célébrités et un président américain superstar se muent en une multitude de talismans – mais la vie des pauvres n’en continue pas moins d’être une lutte désespérée pour survivre d’un jour sur l’autre.

Et dans ce contexte – où la télévision satellite peut être payée et regardée collectivement dans des cinémas de fortune diffusant plusieurs matchs simultanément – le culte du football s’est enraciné. Alors qu’à l’époque optimiste de l’après-Indépendance, les garçons et jeunes hommes auraient rêvé d’être agronomes ou ingénieurs pour construire leur pays et seraient allés à l’école, aujourd’hui ils sont hypnotisés par le culte du football. Fréquenter l’école ne semble plus en valoir la peine. Il vaut mieux jouer des heures et des heures au foot, essayer d’améliorer son jeu et espérer se faire remarquer par un « débusqueur » de talent.
Comme nous le dit le vieux Nabi : « Sans développement, sans progrès, sans changement baby » depuis l’Indépendance, et sans services sociaux, les Africains pauvres sont livrés à eux-mêmes. Pacifiés aussi par la religion puisqu’ils pensent généralement que Dieu détermine leur destin, ils sont prêts à saisir n’importe quelle chance de croire.

Le message américain selon lequel il ne faut que croire suffisamment en soi pour réussir a été entendu. Ce terrain d’ignorance et de souffrance fait les choux gras des agents sans scrupules et des riches « débusqueurs » de « talents » étrangers.

BLACK DIAMOND, film réalisé par Pascale Lamche

Le conte d’Ananse ancre votre récit dans la narration traditionnelle. On retrouve dans la construction du film les caractéristiques de l’oralité : récit en spirale, digressions, mobilisation de l’auditeur, etc.

Les histoires d’Ananse sont racontées subjectivement. Les contes d’Ananse remontent aux temps les plus anciens. Leur narration est souvent ponctuée de musique et de chansons, de théâtralisation, de commentaires interpellant le public ; c’est une expérience collective. Et la morale du conte est inscrite dans cette expérience collective. J’existe parce que tu existes et donc je serai responsable de toi comme je le suis de moi-même. L’esprit créatif est un don partagé par une communauté.
Le cinéma est une expérience collective encore partagée en France. Les spectateurs français n’ont pas tous été attirés, comme l’ont été les Anglais, par la consommation « moutonnière » et passive associée à la télévision. J’espère que les spectateurs de cinéma seront heureux d’être embarqués dans un voyage qui n’est pas linéaire, qui couvre plusieurs pays et contient beaucoup de personnages. Mais au bout du compte, les histoires sont toutes reliées et se tissent en une toile de plus en plus apparente.

En sous-titrant votre film « L’or des fous » et en le terminant sur des scènes d’orpailleurs, vous suggérez que l’appât du gain conduit à une folie collective, mais les jeunes sont recrutés parmi les plus pauvres, dont la motivation est simplement de sortir de la misère…

Nous avons filmé dans une mine de galampseys, des mineurs « illégaux » qui creusent une terre qui leur est offerte par des chefs tribaux mais qui est en fait la « propriété » de grandes compagnies minières. C’est un travail dangereux, désespéré.
Mais métaphoriquement, ce que je souhaitais exprimer était plus le fait que, sur le marché de la chair humaine, ceux qui exploitent les rêves trompeurs d’un eldorado des stades, cherchent à vendre n’importe quoi. Ces agents savent bien qu’ils ne peuvent vendre professionnellement qu’une infime partie de ces garçons, alors ils leur vendent un faux rêve pour une énorme somme. Plus la somme et le sacrifice qu’ils demandent à la famille sont élevés, plus elle y croit.

C’est finalement une arnaque vieille comme le monde, mais qui prend des dimensions industrielles à l’ère des pétrodollars !

J’ai été choquée d’entendre le directeur européen d’ Aspire Football Dreams , me dire que lorsqu’il a découvert un « diamant » au Sénégal parmi les cinquante garçons qu’on lui présentait, sa réflexion immédiate a été : « Qu’est-ce qui se passerait si j’en passais 700 000 au crible ?!!! ».
Le Sénégalais dont il parle a été amené à l’Académie junior du F.C. Barcelone, a pris la nationalité espagnole et est maintenant « le meilleur joueur d’Espagne ». Ça représente beaucoup d’argent. Les gens qui injectent des pétrodollars dans ce qu’ils appellent « la plus grande chasse au talent du monde » pour trier 700 000 garçons des pays du Sud, prétendent vouloir aider leur développement. D’autres y voient plutôt un pillage.

Quand il y a argent, il y a protection et méfiance : vous avez dû utiliser une fois une caméra cachée, mais sinon avez-vous rencontré beaucoup de réticences à être filmé ?

Avec les gangsters, une fois que j’ai eu le bon contact pour accéder à eux, j’ai simplement utilisé leur narcissisme. Ils croyaient que je m’intéressais à eux en tant qu’agents de bonne foi. Et ils se sentent de toute façon très en sécurité. Personne n’est sur leur dos (sauf Anas).

La plupart de ceux qui se livrent au business du football dans les pays où j’ai tourné savent qui contrôle ce commerce, certains en bénéficient à un moment où un autre et les autorités font mine de ne rien voir pour toutes sortes de raisons, dont la moins critiquable est l’idée fausse que certains garçons pourront se faire une vie meilleure « de l’autre côté ».

Les trafiquants sont aussi protégés par la communauté, qui les considère comme une issue pour sortir de la misère.
Quant aux plus gros bonnets, il a fallu faire montre de beaucoup de persuasion parce qu’ils n’ont jamais permis à quiconque de les filmer auparavant. Et il y a plusieurs strates à ce sujet, que seuls de courageux journalistes d’investigation pourront mettre à jour, si ça les tente.

Propos recueillis par Olivier Barlet (Africultures), mai 2010

lire aussi sur www.bastamag.net (17 juin 2010) : Une taxe contre le trafic de jeunes joueurs de foot, par Elodie Bécu

sur /www.afrik.com (27 octobre 2010) : Corruption : L’enquête qui accable le football africain - Le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Nigeria sont mis en cause, par Nicholas Mc Anally

et sur www.aps.sn (18/11/2010) : Des présidents de fédération africaine se prononcent pour la candidature qatarie
et Qatar : des stars et décideurs pour gagner l’organisation du Mondial 2022


PDF - 4.3 Mo
BLACK DIAMOND, par Pascale Lamche

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