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Intégration de l’horticulture urbaine

Au Sénégal, des experts internationaux planchent sur la culture des fruits et légumes dans les villes

  Enregistrer au format PDF  envoyer l'article par mail title=    Date de publication : lundi 13 décembre 2010
7 décembre 2010, Dakar - Les urbanistes doivent faire de l’horticulture urbaine partie intégrante de leurs stratégies de développement et de planification afin de relever les défis de l’amélioration de la nutrition et de l’alimentation d’une population croissante dans un monde en urbanisation rapide, a déclaré M. Modibo Traoré, Sous-Directeur général de la FAO, au cours du Symposium international de Dakar sur l’horticulture urbaine et périurbaine.

source :newsletterappa.over-blog.com - 8/12/2010

« Nous devons agir dès aujourd’hui afin que l’horticulture urbaine et périurbaine trouve sa place dans une politique de développement des villes plus vertes qui seront pour leurs habitants synonymes d’opportunités et d’espoir », a souligné M. Traoré.

Plus de la moitié de la population mondiale, soit 3,3 milliards d’individus, vivent aujourd’hui en zones urbaines dont un milliard dans des bidonvilles, notamment en Afrique, Asie et Amérique latine. Avec l’augmentation de la population mondiale, 3 milliards de personnes supplémentaires iront grossir les populations urbaines à l’horizon 2050.

Malnutrition infantile

L’urbanisation rapide va de pair avec des taux élevés de pauvreté et de chômage alors que le taux de malnutrition infantile est aujourd’hui fréquemment plus élevé dans les villes qu’en zone rurale, a fait observer M. Traoré. Les fruits et légumes cultivés dans des pots, dans les arrière-cours, dans des pneus et sur des terres marginales sont, pour des millions de personnes, la plus importante source de vitamines et de micronutriments, a-t-il ajouté.

«  Il est donc urgent d’intégrer l’horticulture urbaine et périurbaine et de reconnaître son rôle moteur dans les stratégies de sécurité alimentaire et nutritionnelle », a poursuivi M. Traoré qui a également souligné l’importance pour les autorités municipales de faire en sorte que les adeptes de l’horticulture urbaine aient accès aux ressources naturelles dont ils ont besoin, à savoir la terre et l’eau.

Symposium international

Le " Symposium international sur l’horticulture urbaine et périurbaine au siècle des villes " se tient du 6 au 9 décembre à Dakar. Organisé conjointement par la FAO et le gouvernement du Sénégal, il rassemble plus d’une centaine d’experts en horticulture urbaine d’Afrique et d’ailleurs qui planchent sur des questions cruciales, notamment la commercialisation des légumes cultivés en zone urbaine, le retraitement des eaux usées pour l’irrigation et la sécurité alimentaire.

Ce symposium a été ouvert par le premier ministre du Sénégal M. Souleymane Ndéné Ndiaye.

Au Sénégal, près de la moitié des fruits et légumes consommés dans les villes sont cultivés dans et autour de ces mêmes agglomérations urbaines.

Le premier ministre du Sénégal a déclaré que son gouvernement avait accordé la priorité au soutien à l’horticulture urbaine d’une part, pour ses effets sur l’amélioration de la nutrition des communautés et la création d’emplois et, d’autre part, parce qu’elle procure des ressources financières importantes aux acteurs de la filière et à l’Etat.

En 2008, l’agriculture urbaine a procuré au Sénégal des revenus de l’ordre de 400 millions de dollars.

Coopération

La FAO a été en première ligne en matière de sensibilisation aux multiples avantages qu’offre l’horticulture urbaine et périurbaine. Sa «  Stratégie des villes vertes  » a aidé un certain nombre de pays, notamment le Sénégal, le Burundi, le Rwanda, la République démocratique du Congo, le Guatemala et la Bolivie qui ont ainsi réussi à améliorer leur horticulture urbaine et périurbaine.

Les participants au Symposium doivent visiter mercredi un projet de micro jardin à Dakar. Ce projet est soutenu par la municipalité de Dakar, la FAO et la ville italienne de Milan dont le maire Mme Letizia Moratti s’est adressée par téléconférence aux experts réunis à Dakar. Mme Moratti a dit notamment que plus de 4000 personnes, principalement des femmes, ont bénéficié de ce projet qui a amélioré la nutrition et les revenus. A signaler aussi la présence au Symposium du maire de Dakar, M. Khalifa Sall.

APPA


lire aussi sur www.fao.org (3 juin 2005) : Agriculture urbaine et sécurité alimentaire

sur emi-cfd.com (emi-cfd.com) : Les petits pas de l’agriculture urbaine en Inde, par Valérie Fernando

sur www.sudonline.sn (13/12/2010) : DAKAR, VILLE SANS AVENIR - La mort programmée des terres agricoles , par Mame Aly KONTE

et sur www.pambazuka.org (12/12/2010) : Sénégal : Les capacités des exploitations familiales à nourrir les populations

sur www.bastamag.net (2 janvier 2011) : Agriculture urbaine : En Argentine, les habitants cultivent pour sortir de la crise , par Sophie Chapelle

et surwww.courrierinternational.com (01.12.2010) : INDE : Retour à la terre en pleine ville



3 Dans les messages du forum

  • Intégration de l’horticulture urbaine

    21 décembre 2010 12:32

    lire sur www.irinnews.org : MONDE : Les jardins urbains à l’honneur

    DAKAR, 15 décembre 2010 (IRIN) - Sur un rond-point de Dakar, la capitale du Sénégal, Mame Penda Diouf essaie de se faire entendre malgré le bruit des klaxons de voiture et des moteurs de bus, tout en montrant avec fierté ses laitues en pots, sa menthe et ses plants de pommes de terre. Commerçante et formatrice en horticulture, elle dit que le micro-jardinage crée des emplois et permet aux gens de mieux nourrir leur famille.

    L’organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (la FAO) et bien d’autres organismes internationaux et locaux tentent précisément de faire passer ce message : le micro-jardinage et les autres formes d’horticulture urbaine peuvent constituer un apport important à la sécurité alimentaire des citadins et améliorer leurs conditions de vie.

    Voir en ligne : MONDE : Les jardins urbains à l’honneur

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  • lire aussi : RDC : L’agriculture urbaine prend racine

    KINSHASA, 29 juin 2011 (IRIN) - En République démocratique du Congo (RDC), des milliers de citadins vivent de l’agriculture urbaine : la culture maraîchère est en effet rentable pour les petits agriculteurs et permet de réduire un taux de malnutrition élevé à l’échelle nationale, selon les responsables agricoles.

    La demande en légumes et les prix élevés de ces denrées dans les villes congolaises (jusque quatre dollars le kilo) ont incité de nombreux chercheurs d’emploi à se lancer dans l’agriculture à petite échelle.

    Le long des routes de Kinshasa, la capitale, la plupart des espaces verts ont été transformés en petites exploitations. Aujourd’hui, la production urbaine de fruits et légumes est 122 pour cent plus importante qu’il y a cinq ans, selon les statistiques de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La FAO soutient les maraîchers de cinq grandes villes de RDC dans le cadre d’un projet d’horticulture urbaine doté d’un budget de 10,4 millions de dollars et destiné à augmenter leur productivité et à développer leurs compétences agricoles. ...

    Voir en ligne : RDC : L’agriculture urbaine prend racine

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  • lire sur ipsinternational.org (20 novembre 2012) : L’horticulture urbaine se développe malgré les difficultés
    Arrosoirs en mains, femmes et hommes vont et viennent entre les puits ou les citernes remplies d’eau et les différentes cultures qu’ils arrosent avec soin. Les jeunes plants dont ils s’occupent dans ce jardin sont très variés : carotte, oignon, tomate, choux, pomme de terre...

    Mais, il y a aussi des arbres fruitiers comme des palmiers, des cocotiers, des papayers et des bananiers.

    A l’instar de ce jardin que IPS a visité en novembre à Cambérène, l’une des gigantesques banlieues de Dakar, les cultures produites dans la région de la capitale sénégalaise sont diversifiées et les horticulteurs y travaillent sans relâche comme Ahmadou Sene, la quarantaine, qui exploite un domaine d’un hectare, emploie pendant trois mois, 12 jeunes pour le sarclage et le binage, et 20 femmes pour la moisson et la vente des produits durant quatre mois.

    Voir en ligne : L’horticulture urbaine se développe malgré les difficultés

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