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Empoissonnement des bassins de rétention : Faire du Sénégal un grand pays aquacole

  Enregistrer au format PDF  envoyer l'article par mail title=    Date de publication : vendredi 24 octobre 2008
Dans le cadre du programme national de pisciculture, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et de Lacs Artificiels, Djibo Leyti Ka, a procédé à l’empoissonnement du bassin de rétention de Sébi-Ponty. Il a profité de l’occasion pour annoncer les ambitions du Sénégal dans ce domaine, qui est de devenir un grand pays aquacole.

source : www.lesoleil.sn

Un slalom sur une piste sablonneuse, encadrée par des champs de mil. La procession des véhicules se fait au cœur d’une nature fraîche et verdoyante et d’un tapis herbacé assez élevé, signes d’une pluviométrie abondante. Au fond de la piste, se dessine une immense étendue d’eau dans un relief accidenté. Au milieu du vaste bassin, un ancien bâtiment en jaune avec un pont qui trône au milieu. Une ancienne machine de pompage, nous dit-on. Le bassin de rétention de Sébi-Ponty, situé dans le quartier de Deni Demba Codou, a fait le plein en cette matinée de mardi. Jour choisi par le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et de Lacs Artificiels, Djibo Leyti Ka, pour l’empoissonnement de ce bassin. Un bassin qui comme le village de Sébi-Ponty, a une longue histoire. Ancien vivier des hauts cadres africains, avec son célèbre Ecole Normale, Sébi-Ponty garde toujours des vestiges de ce passé. Les ruines de l’Ecole Normale et le bassin de rétention. Délégué du quartier de Deni Demba Codou, El hadji Ousseynou Gueye se rappelle l’époque où le bassin alimentait en eau les pensionnaires de l’Ecole Normale. «  Le bassin a été aménagé par les blancs du temps de l’Ecole Normale. C’est la machine située au milieu du bassin qui pompait l’eau avant d’être filtrée par une autre machine et acheminé vers l’Ecole Normale » renseigne le vieux Ousseynou Gueye. Comme Sébi-Ponty et l’Ecole Normale, le bassin avait perdu de son lustre avant d’être réhabilité cette année par la Direction du Génie Rural, des Bassins de rétention et lacs artificiels. Aujourd’hui, il sert aux populations pour diverses activités agricoles et d’élevage, auxquelles s’ajoutera dans quelques mois la pisciculture. Dans le cadre du programme national d’aquaculture piloté par l’Agence nationale de la promotion de l’aquaculture, il a été procédé à l’empoissonnement d’un certain nombre de bassins dont celui de Sébi-Ponty. D’une capacité de 500 m3 et d’une superficie de 17 hectares, ce bassin a reçu 17 tonnes de poisson de l’espèce tilapia, en provenance de Richard Toll.

100 000 tonnes de poisson en 5 ans

Lors de cette cérémonie, le ministre d’Etat, ministre de l’Environnement, de la Protection de la Nature, des Bassins de Rétention et de Lacs Artificiels, Djibo Leyti Ka, a fait part des ambitions de son département de faire du Sénégal, un grand pays aquacole. « Nous avons un programme national d’aquaculture qui a été adopté par le gouvernement et qui se donne comme objectif, de produire en 5 ans, 100 000 tonnes de poissons et autres produits aquacoles. J’en suis très heureux et fier parce que je crois à l’aquaculture. C’est une alternative à la pêche maritime. On dit que la mer n’a plus de poisson, il faut donc trouver une solution. Le Sénégal a pour ambition d’être un des premiers pays aquacole de l’Afrique, à l’image de l’Egypte et du Nigéria. C’est pourquoi l’Agence nationale de la promotion de l’aquaculture a été crée et elle est très importante dans le dispositif institutionnel » estime Djibo Leyti Ka. Il a ajouté que dans 6 mois, au minimum, les populations vont commencer à pêcher dans ce lieu. « Ce bassin fait 500 m3 d’eau, avec une profondeur moyenne de 2 m et une surface de 17 hectares. Le rendement, c’est une tonne à l’hectare. Si tout se déroule comme prévu, dans 6 mois, il y aura 17 tonnes de poissons. C’est extrêmement important parce que ce sont des protéines animales utiles à l’homme. Nous allons généraliser ces bassins pour créer des richesses, une bonne alimentation » poursuit-il. Les populations locales elles, se sont mobilisées au tour d’un comité de gestion pour veiller à ce que les poissons puissent grandir.

Pour ce faire, le délégué de quartier affirme qu’ils vont interdire certaines activités autour du bassin. Ces populations, essentiellement tournées vers l’agriculture, vont ainsi utiliser le bassin à d’autres fins. C’est pourquoi, ils ont apprécié à sa juste valeur cet empoissonnement. Par la voix du maire de Diamniadio, Abdoulaye Ndoye, elles ont remercié les autorités pour ces efforts.

Oumar NDIAYE


lire aussi sur www.afrik.com : La pisciculture africaine a toujours de l’avenir (8 octobre 2000)

et sur www.ouestaf.com (18 Mars 2009) : Pisciculture : cinq pays ouest africains veulent renforcer leur production de carpe





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